Madame Guyon 
    L'autre jour j'ai été à la librairie d'occasion Audran, à Montmartre. Notamment trouvé, 2 euros seulement, le tome II de l'anthologie d'Alan Boase, The Poetry of France. Poèmes de la fin du 17e intéressants, sans être florilégeables sans doute.
    Tels ceux de Madame Guyon, la mystique quiétiste. Je suis un mystique moi-même, il faut dire, un mystique de la poésie parfaite. Le genre de type qu'on doit abattre. (D'ailleurs, elle, le pouvoir de l'époque voulut l'enfermer !)

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Mise en ligne : mercredi 7 avril 2010, 05:26
Classé dans : Causeries
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Deux poèmes sur les magiciens 
I

Le prè-sti-di-gi-tateur
sort de ses manches
des lapins
atteints
de myxamatose

Les spectatrices
lui lancent des roses

qui lui griffent la peau

II

L'illusionniste ne sait pas très bien
pourquoi les foulards se transform en colombes
ni notamment
pourquoi les couleurs se perdent
Mise en ligne : lundi 22 mars 2010, 21:44
Classé dans : Lirismes  |  1990
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Où sera tu dans 10 ans : Résultat: Clochard devant LIDLE 
    « Tu a 21 ans, tu vie toujours chez tes parents. Tu a un petit bouleau tranquille juste a côté de chez toi, tous va pour le mieux dans ta vie ! Tu a une petite manie, jouer a EURO millions tous les vendredi. Mais un jour sa paye ! Tu gagne 50 millions d'euro ! Pendant près de 9 ans tu va avoir la belle vie, tu dépense sans compter : soirée, voyage, voiture, maison, femme/homme... Mais un jour tu reçoit un coup de téléphone de ta banque, tu est pauvre ! tu ni crois pas et va faire tes course a LIDLE... Au moment de payer la caissière te dit que ta carte "Platinium Extra Plus" ne marche plus, au même moment on te vole ta Jaguar Gold Edition, tes 5 maisons sont piller et brûler... Mais il te reste encore ton marqueur noir, tu trouve un bout de carton, tu t'installe devant le LIDLE, tu met ton carton devant toi... on peux lire dessu : "J'ai Faim" »
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Mise en ligne : lundi 8 mars 2010, 11:48
Classé dans : Causeries  |  2010
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Formation 
Au lycée Kerneuzec à Quimperlé
le professeur Troadec nous faisait lire
le Lagarde et Michard seizième siècle
Page après page ligne par ligne
Le mois de Juin arriva sur tout ça
et Montaigne manqua
à ma culture générale

Au lycée Kerneuzec à Quimperlé
Alain le Beuze passait pour écrire de la poésie
Je l'observais
de loin
toujours entouré de filles

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Mise en ligne : vendredi 26 février 2010, 20:34
Classé dans : Singes sous la pluie  |  1996
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(Emily Dickinson) : I'm Nobody ! Who are you ? 
J'suis Personne ! T'es ki toi ?
Serais-tu ... Personne ... itou ?
Alors comm' ça on s'rait deux ?
Mais... ferm'-la ! on l' f'rait savoir ... c'est couru...

C'est chiant... d'être... Quelqu'un !
D'être un « homm' public », d'être... comme une Grenouille...
Qui répète son blase... à longueur de Juin...
À un Marais baba !

[suite...]
Mise en ligne : lundi 8 février 2010, 20:10
Classé dans : Traduction
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Dans la fourmilière 
    Hier à la radio, il y avait une chômeuse de 58 ans, qui avait « perdu son emploi » à 50, et qui pleurait... Ça m'est difficile à comprendre, pourtant c'est comme ça. L'individu est lié à la société. Si elle ne lui donne pas son poste débile, l'individu déprime, se sent poussé hors la ruche par les camarades fourmis, et meurt. Les seuls individus qui peuvent supporter l'inactivité sont les forts, ceux qui sont nés avec une cuillère d'argent dans le cerveau. Les autres sont enchaînés à la roue sociale. Les smicards, les RSA-istes, on leur donne juste ce qu'il faut pour être humiliés. On aura beau augmenter le SMIC, le RSA, de nouveaux besoins consuméristes se créeront pour que les gens qui les touchent se sentent humiliés.
Mise en ligne : lundi 1 février 2010, 13:12
Classé dans : 2009  |  Causeries
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(Emily Dickinson) : I was the slightest in the House 
J'étais la moindre en la Maison –
Tenant la moindre Place –
Au soir, ma pauvre Lampe, un Livre –
Un Géranium –

Ainsi je pouvais trapper l'or
Qui sans cesse tombait –
Et rien d'autre, rien que mon Panier –
Voyons voir... – Non vraiment... –
Rien –

Je ne disais jamais rien – à part pour répondre –
Et encore : vite – et bas –
Je ne pouvais supporter de vivre – dans le bruit –
Tout Raffut m'éhontait –

Et si ça n'avait pas tourné ainsi –
Si quelqu'un de moi connu
Jamais ne fût parti – j'ai souvent songé
À quel point ignorée – j'aurais pu mourir –
Mise en ligne : vendredi 29 janvier 2010, 19:20
Classé dans : Traduction
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Une fable 
Un bandit
un hors-la-loi
tête mise à prix
dans 33 états
trouva-t-une fois
au coin d'un bois
un panda
saignant du bras
et quasi
perdant la vie

Pris de pitié le bandit le banda
mais
bras retapé [suite...]
Mise en ligne : vendredi 29 janvier 2010, 09:32
Classé dans : Figures imposées  |  2010
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Je campe au flanc de la colline... 
Je campe au flanc de la colline
au-dessus du village
et je vois un crieur qui répète un message dans son haut-parleur

Peut-être quand je redescendrai
(qu'aura cessé la pluie)
le marchand d'œufs sera passé

Peut-être quand je redescendrai
(que la pluie aura cessé)
la guerre aura repris
Mise en ligne : mardi 19 janvier 2010, 18:52
Classé dans : Off Ze Road  |  1987
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